Et 1, et 2, et 3 zéros ! L’offensive diplomatique des Palestiniens

Hier soir, le Conseil Humanitaire des Nations Unies, réuni au Luxembourg, a reçu la proposition de SAS Mahmoud ABBAS, Premier Ministre héréditaire de l’Autorité Palestinienne, visant à réviser le nombre des victimes liés au conflit avec l’occupant israélien.

La Syrie, l’outsider qu’Abbas n’attendait pas

L’Autorité palestinienne reçoit en effet la première aide mondiale en terme de dotations financières et humanitaires depuis 20 ans, bien au-dessus des aides vers l’Afrique ou l’Extrême-Orient, pourtant davantage touchés par les guerres et autres catastrophes naturelles. Les raisons en sont simples : l’exposition médiatique du conflit palestinien est un modèle du genre, bien rôdé. Pour les dirigeants comme SAS Abbas, la couverture journalistique est devenue un patrimoine de la culture palestinienne, qu’il faut choyer et préserver à tout prix.

Combien d’efforts n’ont-ils pas été mené depuis 20 ans pour rendre à chaque victime palestinienne une place appréciable aux heures de grande écoute ? Combien d’heures d’apprentissage n’ont-elles pas été nécessaires pour affiner, cortège mortuaire après enterrement, les foules qui hurlent, les pleureuses, les acteurs qui tombent de leurs cercueils pour s’y remettre vite-fait ? Combien de rushs de vidéos n’ont-ils pas été coupés pour réaliser des montages impressionnants ? combien de licences Photoshop pour recycler des photos de comédiens en scènes de guerre ? Pour détourner des clichés anciens ou étrangers ?

C’est sûr, l’Autorité unique de la région Palestinienne ne laissera pas ce travail de  » ré-information »  entre d’autres mains que les siennes.

Sauf que…depuis 28 mois, celui qu’on attendait pas est en passe de détrôner le successeur du Raïs : Assad fils, le « Bachar de Damas », est déjà à la tête de 125 000 morts, 130 000 disparus, 3 millions de personnes déplacés et 2 millions de réfugiés (source ici)!

Un palmarès qui fait froid dans le dos des dirigeants palestiniens, eux qui trustaient depuis 20 ans les Une des journaux, avec leurs … 7 398 morts dont 1 537 mineurs comme l’indiquait d’ailleurs B’Tselem, l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme, pro-palestinienne, qui fête aussi ses vingt ans d’existence (source : ici)

A ce jeu cynique et macabre du décompte des victimes, l’Autorité Palestinienne craint donc que le terme « génocide » qu’elle avait si brillamment réussi à vendre aux rédactions du monde entier pour qualifier l’état hébreu, ne lui passe sous le nez et vienne à présent désigner les agissements du Président déchu syrien.

Des conséquences désastreuses

Pour les Palestiniens ce serait la honte, la disgrâce, l’humiliation. Comme d’habitude, en somme.
Si le monde venait à s’apercevoir que le conflit palestinien était surreprésenté médiatiquement, les risques d’une réduction des aides humanitaires pour financer les programmes d’armements, de corruptions et d’embrigadement risqueraient de fondre comme la cervelle de Yahia Ayache après son dernier coup de fil. L’ONU, sortie de sa torpeur administrative, s’attaquerait enfin aux vrais dossiers africains ou indiens et pire que tout, laisseraient sans doute les Palestiniens régler leurs affaires internes avec leurs frères de la Ligue Arabe. Autant signer l’arrêt de mort de cette population déjà cruellement éprouvée.

La solution proposée

C’est mathématique, pour garder sa place de leader dans les cœurs des Rédac’ Chef européennes, les victimes palestiniennes doivent rester en tête de classement. Pour ce faire la délégation palestinienne après 6 mois de réflexion et l’appui de nombreux savants arabes a proposé une solution qui de leur aveux est imparable. Cela se nomme la biflation :

-1 : Rattraper officiellement la 1ere place du podium par une motion de l’ONU visant a rajouter trois zéros aux nombre des victimes. 7 398 000 et 1 537 000 seraient à présent les nouveaux bilans officiels du « génocide » et « infanticides » israéliens, termes enfin mérités, envers la population islamiste palestinienne.

– 2 : Une fois ce rattrapage effectué, indexer les décompte des ONG à l’inflation de l’AP, soit de l’ordre de 6 à 72 % selon votre rang familial avec Mahmoud ABBAS et sans médiation locale (pot-de vins)

3: Enfin, déduire d’autant le nombre officiel de victimes de tous les autres conflits afin de maintenir l’écart et gérer une marge de sécurité si jamais un autre dictateur arabe venait à déclencher une guerre ou massacrer son peuple, comme la Tradition l’exige.

Avec cet appareil de mesure, l’Autorité Palestinienne est confiante à regagner la première page des actualités et alléger d’autant les investigations des journalistes postés aux terrasses de Jérusalem dans l’attente d’une foulure de cheville d’un jeune palestinien.

Signe des temps, le Hamas qui règne sans partage à Gaza, a validé ce programme en laissant éclater la joie des habitants dans les rues par les traditionnels tirs à balles réelles (bilan : 7 morts et 12 blessés, meilleur score que la semaine dernière)

Auteur : Mise en Trentaine

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